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Browsing: Adams Family Correspondence, Volume 4


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Docno: ADMS-04-04-02-0186

Author: Adams, John Quincy
Recipient: Adams, John
Date: 1782-01-12

John Quincy Adams to John Adams

[salute] Honoured Sir

Last night I received your letters of the 14th and 15th. You make me a great number of questions at a time, but I will answer them as well as I can.1
The Houses are for the most part built of Brick, and plastered over. They are from two to four Stories high. They are glazed with large panes as in France, and in the winter they have double windows which are taken down in the Spring, that is, in the Months of May or June. They have no Chimneys, but Stoves of which I have given a description to Mr. Thaxter.2 I dont know anything about their State-house, but I beleive it is nothing extraordinary. Voltaire says there are thirty-five Churches here, but I believe if anybody had set him about finding them out he would have found it very difficult; there is a church building here upon the plan of St. Peter's at Rome; It was to be entirely finish'd in fifteen years, has been already work'd upon twenty five, and is far from being half done. There are two Palaces in the city, in one of which her Majesty resides in the winter, and is call'd the summer3 Palace. The Empress stays all summer at a palace called { 276 } Czarskozelo about twenty five English Miles from the city. There is no famous Statuary or Paintings, that I know of. There are concerts once a week in several places. There is a German, an Italian and a French Comedy here. The last is in the Empress's Palace.
The Religion is neither Roman Catholic nor Protestant, but as Voltaire has in his history of Peter the great, treated upon that subject, I will give you what he says about it.
“La Religion de L'Etat, says he, fut toujours depuis le onzieme siecle, celle qu'on nomme Grecque, par opposition a la Latine: mais il y avait plus de pays Mahometans et de Payens que de Chrétiens. La Sibérie jusqu'a la Chine etait idolatre; et dans plus d'une province toute espece de Religion etait inconnue.
“Le Christianisme ne fut reçu que trés tard dans la Russie, ainsi que dans tous les autres pays du Nord. On prétend qu'une Princesse nommée Olha l'y introduisit á la fin du dixieme siécle. Cette princesse Olha ajoute-t'on, se fit baptiser à Constantinople. Son exemple ne fit pas d'abord un grand nombre de proselytes; son fils Stowastoslaw qui regna long terns ne pensa point du tout comme sa mere; mais son petit fils Volodimer, né d'une concubine, ayant assassiné son frere pour regner, et ayant recherché l'alliance de l'Empereur de Constantinople Basile, ne l'obtint qu'a condition qu'il se serait baptiser; c'est a cette époque de l'anneé 987. que la Religion grecque commenca en effet a s'etablir en Russie.
“Il y eut toujours, depuis la naissance du Christianisme en Russie, quelques sectes, ainsi que dans les autres etats; car les sectes sont souvent le fruit de l'ignorance, aussi bien que de la science pretendue. Mais la Russie est le seul grand etat Chretien où la Religion n'ait pas excité de guerres civiles, quoiqu'elle ait produit quelques tumultes.
“La secte de ces Roskolniki composée aujourd'hui d'environ deux mille males, est la plus ancienne; elle s'etablit dès le douzieme siècle par des zélés qui avaient quelque connaissance du nouveau testament; ils eurent, et ont encore la pretention de tous les sectaires, celle de le suivre à la lettre, accusant tous les autres Chrétiens de relachement, ne voulant point souffrir qu'un pretre qui a bu de l'eau de vie, confere le bâteme, assurant avec Jesus-Christ, qu'il n'y a ni premier ni dernier parmi les fideles, et surtout qu'un fidele peut se tuer pour l'amour de son Sauveur. C'est selon eux un très grand peché de dire alleluja trois fois, il ne faut le dire que deux, et ne donner jamais la bénédiction qu'avec trois doigts. Nulle societé, d'ailleurs, n'est ni plus regleé, ni plus severe dans ses moeurs: ils vivent comme les Quakers, mais ils n'admettent point comme eux les autres Chrétiens dans leurs assem• { 277 } bleés, c'est ce qui fait que les autres leur ont imputé toutes les abominations dont les Payens accuserent les premiers Galiléens, dont ceux-ci a chargerent les Gnostiques, dont les Catholiques ont chargés les Protestans. On leur a souvent imputé d'egorger un enfant, de boire son sang, et de se mêler ensemble dans leurs ceremonies secrettes sans distinction de parenté, d'age, ni même de sexe. Quelquefois on les a persecutés: ils se sont alors enfermés dans leurs bourgades, ont mis le feu à leurs maisons, et se sont jettés dans les flammes.
“Au reste, il n'y a dans un si vaste Empire que vingt huit Siéges Episcopaux, et du terns de Pierre on n'en comptait que vingt deux: ce petit nombre etait peut-être une des raisons qui avaient tenu l'Eglise Russe en Paix. Cette Eglise d'ailleurs etait si peu instruite, que le Czar Fédor frére de Pierre Le Grand, fut le premier qui introduisit le plein chant chéz elle.
“Fédor et surtout Pierre, admirent indifféremment dans leurs armées et dans leurs conseils ceux du rite Grec, Latin, Luthérien, Calviniste: ils laisserent a chacun la liberté de servir Dieu suivant sa conscience, pourvu que l'etat fut bien servi.
“Il n'y a jamais eu en Russie d'etablissement pour les juifs, comme ils en ont dans tant d'etats de l'Europe depuis Constantinople jusquà Rome. De toutes les Eglise Grecques la Russe est la seule, qui ne voye pas des Synagogues à coté de ses temples.”4
I don't wonder that you find it Strange that there is no good Dictionary to be had, but there is nobody here but Princes and Slaves; the Slaves cannot have their children instructed, and the nobility that chuse to have their's send them into foreign countries. There is not one school to be found in the whole city.

[salute] I am your dutiful Son.

P.S. Please to present my respects to Messrs. Deneufville and to all friends.
RC (Adams Papers); endorsed: “J.Q.Adams, ansd. 5. Feb. 1782.” LbC (Adams Papers).
1. JA 's letters to JQA of 14 and 15 Dec. 1781 are both above. From a letter Francis Dana wrote JA on 31 Dec. 1781 / 11 Jan. 1782 (Adams Papers), it appears that he too had read these, and he had this to say in response to JA 's concern over JQA 's studies and his possibly being “troublesome” to Dana:
“My ward is not troublesome to me. I shou'd be unhappy to be deprived of him, and yet I am very anxious about his education. Here there are neither schools, instructors, or Books. A good Latin Dictionary is not to be got in this City. Had he finished his classical studies I shoud meet with no difficulty in his future education. I wou'd superintend and direct that in the course you wou'd choose and point out. I cou'd not indeed do without him unless a certain person cou'd replace him.”
2. In the letter immediately following.
{ 278 }
3. This slip of the pen occurs also in LbC .
4. Copied, with silent deletion of some phrases, sentences, and paragraphs, from Voltaire's Histoire de l'empire de Russie sous Pierre le grand, 2 vols, n.p., 1759–1763, p. 65–73. Concerning JQA 's purchase of a copy of this work, now among his books in MBAt, see above, JQA to AA , 23 Oct. 1781, note 2.

Docno: ADMS-04-04-02-0187

Author: Adams, John Quincy
Recipient: Thaxter, John
Date: 1782-01-13

John Quincy Adams to John Thaxter

[salute] Mon cher Monsieur

Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 22 du mois passé et je suis bien embarassé pour vous repondre. Car vous écrivez le Francais comme un Parisien, en sorte que j'ai peur de m'engager avec une personne de votre force; Mais il le faut bien, et je vous écrirai comme je pourrai.
Je vous enverrais bien quelques morceaux de mon Journal, mais je l'ai discontinué depuis mon arriveé ici,1 et je vous ai donné le précis de mon voiage dans mes lettres précédentes.2 Vous me démandéz comment je trouve les villes de Dantzic, Konigsberg &c. Il ny a rien de curieux dans toutes ces villes. Pour la grande ville dans laquelle j'ai présentement l'honneur de résider, les maisons sont bien baties et les Rues larges, Mais il n'y a pas encore de Portes; il n'y a pas grande chose à voir, si ce n'est un cabinet d'histoire naturelle qu'on dit être très belle; nous ne l'avons pas encore vu mais nous espèrons le voir un de ces jours. Vous savéz qu'il ne fait pas trop chaud dans ce pays ci en hiver, et le Soleil est presque aussi prodigue de ses raions qu'en Hollande. Mais je vous dirai qu'on vit ici aussi chaudement qu'en aucun pays. Car dans chaque chambre, ils ont un poël (quelquefois deux) gros comme quatre qu'ils remplissent tous les matins de bois et quand il est bien brulé en charbon, et qu'il ne fume plus ils ferment la porte du poël: ils ont aussi dans le poël une porte qui va au trou de la chéminée, on couvre ce trou de sorte que la chaleur ne pouvant sortir par la chéminée donne toute sa force dans la chambre; mais ces poëls sont fort mal sains; surtout pour les étrangers, et si on ferme le trou de la cheminée avant que le bois est bien brulé on risque de se suffoquer ce qui arrive quelquefois. Pour se garantir du froid dehors des maisons on a des pelisses de peaux de Castor, de Zibeline, d'ours, de Renard, de Loup, de Chien, ou de mouton; ces trois derniers sont fort commun, les autres sont très cher, mais on ne peut absolument pas s'en passer, car la chaleur ordinaire des chambres est de 14 or 15 dégrès dessus de la glace et il a déja fait ici cet hiver 28 dégrès dessous la glace deux fois, ainsi vous pouvez imaginer qu'en sortant d'une chambre, et rencontrant 42 dégrès de différence il faut autre chose { 279 } qu'un surtout de drap. On porte aussi des bottes doublées de laine dans les quelles les souliers entrent aussi; et aussi tôt qu'on entre dans une maison on s'en débarasse.
Mon frere a donc revu l'Espagne....3 J'aurai mieux aimé entendre son arrivée en Amerique.
Je vous suis trés obligé pour vos bons conseils et je tacherai de m'y conformer; pour ce qui est de ma situation, je ne puis pas dire qu'elle est bien avantageuse, car il ny a ni college ni maitre particulier ni bon Dictionnaire pour le Latin ou le Grec.
Mr. D[ana] vous écrira peut être la prochaine poste. Faites bien mes respects a Madame Chabanel et á sa famille; j'espere que vous me feréz l'honneur de m'ecrire de terns en tems.
Je suis vôtre tres humble et tres obéissant serviteur.
P.S. A propos, j'ai oublié de vous souhaiter une bonne et heureuse nouvelle année.
1. JQA 's MS Diary covers in some detail his journey from the Netherlands to Russia, but breaks off on the day of his arrival in St. Petersburg, 27 Aug. 1781, and does not resume until 27 Jan. 1782.
2. The only surviving letter from JQA to Thaxter since the former's departure from Amsterdam is that dated from St. Petersburg, 8/19 Sept. 1781, above.
3. Suspension points in MS .