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Browsing: Papers of John Adams, Volume 10


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Docno: ADMS-06-10-02-0062

Author: Adams, John
Recipient: Lee, William
Date: 1780-09-02

To William Lee

[salute] Dr Sir

I am much obliged to you, for your care of my Packet which I recieved with your favour of 27 of August, containing the News of the Confirmation of it, So far as an Extract from two London Gazettes could confirm it, but it is Still with much difficulty credited here.1 There is no Letter nor Newspaper in this City from London, Since the 18 of August, which is to me inexplicable. I should have thought that Intelligence would have been here many Ways, not with standing the contrary Winds. I think there must be Something in the News, but expect to have great deductions to make. A Packet has arrived at Bilboa, from America with news of the Arrival of Deternay at Rhode Island, at least this Account was received last night in a Letter from Mr. Gardoqui. A Vessell has arived here yesterday from { 123 } Philadelphia and another from Virginia. I have not seen any body from them as yet, but hear that the Ennemy have retreated from New Jersey to New York driven back by the Militia, and that the People are in high Spirits. Trade very brisk and Privateering successfull. I am &c.
I am So much of your opinion that I wish Congress had a Min. Plen. at the Hague, Petersbourg, Stockholm and Copenhagen.
1. That is, the capture of the British East and West Indian convoy by the combined French and Spanish fleet on 9 August.

Docno: ADMS-06-10-02-0063-0001

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1780-09-03

From C. W. F. Dumas

[salute] Monsieur

Je vous felicite de tout mon coeur de la bonne nouvelle que nous venons de recevoir, de la prise des Flottes Angloises or. et occid. par la Flotte combinée Fr. et Espagnole. Prenons cela comme un Avantcoureur d'heureux augure, pour ce qui doit s'être passé de la part de Mrs. De Ternay, Rochambaut, Guichen et Solano. Je voudrois être en ce moment la de mon favori Virgile: pernicibus alis hoc ipsa nocte volarem caeli medis, terraque per umbram stridens, nec dulci declinarem lumina somno; Luce sederem turribus altis America, gaudens hinc, veri nuncius, recreans fratres, inde territans tyranos.1
J'ai vu avec un très-grand plaisir, dans la gazette, l'article de l'Académie Americaine des Arts et des Sciences, dont vous êtes digne Membre, ainsi que de la Société philosophique Américaine.2
Je me suis jusqu'ici flatté en vain d'être honoré de vos Lettres, comme vous me l'aviez fait espérer, Monsieur, en nous quittant à Leide. Je serois bien aise, Monsieur, de savoir quelques jours d'avance celui où vous vous proposez de revenir dans ces quartiers ici, non seulement afin de ne point m'absenter en ce temps-là de cette ville, mais aussi pour aller à votre rencontre à Leide. Il y a un Seigneur Hollandois, ami de l'Amérique, à qui j'ai inspiré une bonne envie de vous connoître, et qui m'a prié de vous amener dîner chez lui à Sa Campagne, qui n'est qu'à 2 lieues d'ici. Sur un billet que je lui écrirois, il nous enverroit Sa voiture, Soit à la Haie, Soit à Leide. Il m'a promis que vous serez incognito pour tout le reste de sa famille.3
J'espere, Monsieur, que vous jouissez d'une parfaite santé, et de toutes sortes d'agrémens, à Amsterdam, avec Mrs. vos fils, que j'embrasse de tout mon coeur, ainsi que ma famille. Je serois charmé { 124 } d'apprendre comment vous plait le séjour d'Amsterdam. Les Etats d'Hollande vont s'assembler ici après-demain. A vue de pays, il ne se passera rien de fort important dans cette Assemblée. Nos Anglomanes, pour se consoler du dernier désastre, réchauffent leurs anciens contes d'un prochain racommodement entre l'Amérique et l'Angleterre.
Mon Epouse vous présente ses honneurs. Je suis avec beaucoup de respect, Monsieur, Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
[signed] Dumas