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Browsing: Papers of John Adams, Volume 11


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Docno: ADMS-06-11-02-0093

Author: Williams, Jonathan
Recipient: Adams, John
Date: 1781-02-09

From Jonathan Williams

[salute] Dear Sir

Capt. Charles Jenkins of the Brig Sally arrived here this morning to my address, he left Rhode Island on the 12 Jan and reports that affairs were in the same State, the English Fleet in Gardiners Bay and the French in Rhode Island and both armies in Winter Quarters. By this Vessell I received the inclosed Letter which I take the earliest Opportunity to forward.1
Were I to attempt to make an Apology for my long Silence I should do it awkwardly for I confess I have not been so attentive to you as I ought to have been and I freely ask your Pardon. I trust you will forgive me and accept of my Future attention as an atonement. I assure you however that for these last six Weeks I have not enjoyed an hours Tranquility on account of Mrs. Williams's <situation> Illness and I am sure you have too often experienced the Anxiety of such a Situation to think it strange that even the most Important Correspondence should be neglected.2 I hope I shall be soon relieved from this { 138 } uneasiness as Mrs. Williams is much better tho' not yet out of her Bed.
I am sorry the Wine came in so bad a Condition to Orleans. It went away from me in good Order but I suspect the Boatman is a Rogue.3 I have not yet drawn for it because I have not heard of your Reception of the Wine I sent from Bordeaux and I wished to make but one affair of it.

[salute] I am with great Respect & Esteem Dear Sir Your most obedt Servant

[signed] Jona Williams
1. This letter has not been identified.
2. Mariamne Alexander Williams was recovering from the birth of their daughter Christine on 29 Dec. 1780 (Franklin, Papers , 34:224). Williams' last known letter to JA was dated 14 Sept. 1780 (Adams Papers).
3. From the reference to the wine at Orléans it is clear that Williams is replying to JA 's letter of 13 Nov. ( LbC , Adams Papers) in which JA reported that the wine sent by Williams had arrived at Orléans “in a Condition unfit to go forward, and Some of it gone.” See also JA 's letter to Henry Grand of 3 Nov. 1780 and Grand's reply of 24 Nov. (vol. 10:323, 369–370).

Docno: ADMS-06-11-02-0094-0001

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1781-02-10

From C. W. F. Dumas

[salute] Honoured & dear Sir

Je suis encore inconsolable de la publication précipitée de la Résolution: car elle m'a fait manquer l'occasion d'une adresse toute belle et toute naturelle que j'aurois pu faire de votre part à certaine Cour par le moyen de son Ministre ici, et même de ménager une premiere entrevue entre vous et lui à cette occasion. L'A—— r de notre Allié1 pense comme moi. Il a approuvé la maniere dont j'ai tiré parti des debris de cette occasion manquée, ainsi que l'adresse dont je vous envoyai hier copie, et que je lui ai montrée ce matin.2 Du reste il pense comme vous, que si Vous Monsieur, ou quelque autre Plénipotentiaire Am. concluiez un Traité avec quelque Puissance, quand même elle ne seroit pas nommée dans vos pouvoirs, un tel Traité ne fût valable et confirmé par le C–; enfin que, Si en vertu de l'article 10 que vous citez, Sa Cour devoit faire l'invitation, il faudroit commencer par en requerir le R——.
Les Etats provinciaux d'Hollde. se sont séparés, et ne se rassembleront que Mercredi prochain en huit. Je puis donc, si vous le desirez, m'absenter d'ici et aller passer cet intervalle à Amsterdam, Soit chez vous, Soit chez Mr. De N——, qui m'invite. Permettez seulement que je vous découvre candidement l'embarras où je me trouve { 139 } constamment, toutes les fois qu'il s'agit de voyager. C'est que la somme très-modique, qui m'a été allouée jusqu'ici pour vivre, et pour les fraix que le service des Etats Unis m'occasionne, ne me permet pas de faire souvent de ces voyages, malgré toute l'économie que je puis y mettre, Sans m'incommoder beaucoup, à moins que vous ne puissiez et vouliez prendre Sur vous, Monsieur, de mettre ces fraix-là, lorsque je vous en rendrai compte, à la charge du Congrès: car je ne puis les répéter de Mr. F—— n, qui m'a renvoyé à l'égard de toute augmentation ultérieure, à ce que le Congrès ordonnera de moi et de mon sort. Il seroit bon, cependant, que je pusse profiter de ces Intervalles, où il n'y a rien à faire ici, pour aller les passer à Amstm., sur-tout dans le temps que vous y êtes.
Entre nous, Mr. De N—— desire que j'aille chez lui pour lui aider (apparemment pour l'Impression) à un Emprunt qu'il va ouvrir, dit-il. Ayez la bonté de me marquer ce qui en est, sans faire semblant avec lui que je vous en aie écrit. Assurément, Si je puis être utile en cela, comme en toute autre chose, je Suis prêt à partir au premier ordre.
Mr. C—— a fait une vilaine faute dans la traduction de la Résolution. Il fait dire une fausseté au Congrès en traduisant comme S'il y avoit invited thereto, au lieu qu'il y a if invited thereto.3 C'est Mr. l'A——r de fce. qui me l'a fait remarquer: car je n'ai point lu le reste de la traduction, l'Ambr. ne pouvant me laisser cette Gazette, parce qu'il devoit l'envoyer en Fce. Quant au Minre. à qui j'ai fait remettre une Copie de cette Traduction pour sa Cour, il m'a fait remercier: mais je n'ai pu le revoir encore, parce qu'il S'est trouvé tous ces jours fort occupé. Et d'ailleurs, je dois un peu ménager mes visites là jusqu'à ce que sa Cour soit décidée à la guerre: ce qui dépend de la conduite de celle de nos ennemis.
Je Suis avec un vrai & sincere respect Monsieur Votre très-humble & très-obéissant servit.
[signed] Dumas