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Browsing: Papers of John Adams, Volume 12


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Docno: ADMS-06-12-02-0181-0001

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1782-03-05

From C. W. F. Dumas

[salute] Monsieur

Quoique j’aie loué des Chambres ici pour moi, et que mon Epouse et ma fille ayent pris des mesures pour passer l’Eté à la Campagne et l’hiver à Gertrudemberg, cela ne nous empêchera point d’entrer de tout notre coeur dans le projet que vous proposez; et nous nous promettons d’en rendre l’exécution aussi agréable et avantageuse pour V. Exc quelle le sera pour nous. J’en serai quitte pour payer une année de mes chambres, et quelque dédommagement à ceux qui avoient pris des mesures pour loger ma famille cet hiver, et ma femme, pour reculer et abréger son voyage à la Campagne. Revêtue chez vous de l’autorité qu’y auroit Madame Adams sur les Domestiques, elle saura très-bien tenir toute la maison en ordre, et faire ensorte qu’une juste oeconomie vous fasse autant et plus d’honneur que la dissipation, qui n’est que trop ordinaire dans d’autres maisons.
Quant aux appartemens, je suis sûr qu’il y en aura assez et de reste pour nous tous dans l’Hotel, indépendamment de ceux que vous réserverez pour votre usage, et pour recevoir du monde.
Comme nous nous sommes réduits depuis plusieurs années à une seule Servante pour tout Domestique dans notre Ménage, notre ac• { 292 } cession, Monsieur, au vôtre n’augmentera le nombre des vôtres tout au plus que de cette fille. Je dis tout au plus: car, après que tout sera réglé dans la maison nous pensons que le nombre auquel vous vous êtes borné à Amsterdam, pourra suffire.
Au reste cet arrangement là, et celui des Chambres, pourra beaucoup mieux se faire de bouche, que par Lettres. Nous espérons donc que vous pourrez, le plutôt le mieux, venir faire un tour ici. Vous verrez alors la maison avec mon Epouse, et quand elle saura vos intentions et votre goût, tout s’arrangera en conséquence. Votre présence d’ailleurs est desirée par l’Ambassadeur, qui a reçu votre derniere Lettre, et qui ne pourra répondre en détail que de bouche. Ainsi la réponse qu’il vous fera par Lettre ne sera qu’en termes généraux. Je vous dirai en attendant, que depuis votre dernier voyage ici les choses ont changé de face, par la démarche réelle que L. H. P. ont faite le 22 du mois passé, en communiquant formellement Les vôtres de May et Janvier dernier aux Etats d’Hollande, qui les ont prises ad referendum comme j’ai eu l’honneur de vous le marquer. Ainsi les Etats-Généraux ne sont plus en faute; et quand nous présenterions vingt Mémoires présentement, ils allegueroient toujours, qu’ils n’ont pas encore les Instructions de leurs Commettants pour les recevoir. Il convient donc de tenir vis-à-vis d’eux la même conduite que tient l’Ambr. de la part de sa Cour, et de voir le tour que prendront les choses en Frise, et en Hollande, puisque votre admission est sur le tapis dans cette derniere, et, selon toute apparence, actuellement résolue dans la premiere. En attendant, rien n’empêche que vous ne veniez soutenir ici le caractere annoncé, jusqu’à-ce qu’on ose dire non: ce qui n’arrivera pas.
Rien ne sera acheté pour l’hôtel, que vous ne l’ayez vu et approuvé. J’ai pris le fourneau: et j’ai dit à l’homme de la Tenture, qu’on n’en a pas besoin. Il ne sera pas touché non plus à rien, jusqu’à-ce que vous ayiez vu et ordonné vous-même les réparations que vous jugerez nécessaires. Il n’est pas possible même d’y rien toucher, puisque le transport ne peut se faire qu’au 1er. May: et alors vous viendrez vous-même l’occuper. J’ajouterai, que dans la dépense journaliere même il ne se fera rien que vous n’ayiez réglé d’avance, et que nous ferons ensorte que vous puissiez voir de semaine en semaine ou toutes les fois que vous le souhaiterez, les comptes en regle dans un Livre. En un mot, nous partirons en honnêtes gens du 1er principe de toute société grande ou petite, de fonder notre bonheur sur le vôtre, tant que nous aurons l’honneur { 293 } et la satisfaction de demeurer et vivre avec Votre Exce. Recevez-en, Monsieur, ma parole, et celle de mon Epouse. L’expérience la ratifiera dans tous les détails sans exception.
Revenons au politique. Je souhaitte que ce que l’on vous a appris de la Gueldre ne soit point exagéré: elle est encore trop peu à elle-même, pour compter absolument sur ce qu’elle pourra résoudre. Les résolutions de la Frise, et de la Hollande sont plus près de la maturité. Laissons-les y parvenir au grand air, sans les mettre en Serre. Nous en aurons le fruit à meilleur marché.
Mardi prochain les Etats d’Hollande reviennent ici; et le Jeudi suivant 7e sera le jour remarquable où se terminera la grande altercation domestique. Vous pourrez être témoin, Monsieur, de la maniere dont cela finira, si vous venez ici.

[salute] Mon Epouse et ma fille présentent leurs respects à V. Exce. Je suis avec celui qui vous est voué pour toujours Monsieur Votre très-humble & très-obéissant serviteur

[signed] Dumas
P.S. Le Secretaire de M. le Duc de la Vauguyon vient de m’avertir, qu’il a mis au chariot de Poste parti d’ici pour Amsterdam aujourd’hui à 1 heure, une Lettre de son Excellence pour Vous; si on ne vous l’a portée ce soir, il faudra la faire chercher et réclamer au Bureau du Chariot de Poste à Amsterdam.

Docno: ADMS-06-12-02-0181-0002

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1782-03-05

C. W. F. Dumas to John Adams: A Translation

[salute] Sir

Although I have rented rooms here, and my wife and daughter have taken steps to spend the summer in the country and the winter in Geertruidenberg, we will not be prevented from starting wholeheartedly your proposed project. We promise to execute it as agreeably and advantageously for your Excellency as if it were being done for ourselves. I will be in the clear to pay for my rooms for a year and for whatever necessary compensation to those who had taken measures for my family lodgings this winter, and my wife, to push back and shorten her trip to the country. Armed with the authority that Mrs. Adams would have over the servants, she will know very well how to put the house in order and do it with an economy that will give you more honor than unnecessary expenditure, which is all too commonplace in other houses.
As for the rooms, I am certain that they will be adequate for all of us in the house, independent of those reserved for your use and for your guests.
Since we have been reduced to a single servant for all of our housework for several years, our addition, sir, will not increase the number of your { 294 } servants by more than this one girl at the very most. I say this because after you are settled in, we think you will only need the same number that you were limited to in Amsterdam.
The rest of the arrangement and that of the rooms can be better discussed in person than by letter. We hope, therefore, that you can come here, the sooner the better. You will see the house with my wife and when she knows your intentions and your taste, everything will be arranged as a result. Moreover, the ambassador wishes your presence here in order to respond in detail to your last letter, which can only be done in person. The written answer that he is sending you will therefore be in very general terms. Meantime, I will say to you, that since your last trip here, things have changed as a result of the demarche made on the 22nd of last month by Their High Mightinesses, formally communicating yours of last May and January to the States of Holland who, as I had the honor to mention to you, took them ad referendum. Therefore, the States General are no longer at fault, and if we should now present twenty memorials, they would still cite the fact that they still have not received instructions by their agents to receive them. It is advisable to follow the same conduct toward them as that of the ambassador toward his court and to see how things progress in Friesland and in Holland, since your admission is on the carpet in the latter, and in all probability, is resolved in the former. Meantime, nothing prevents you from coming here to uphold your announced capacity until someone dares to say no, which will not happen.
Nothing will be bought for the house without your approval. I took the stove but told the man with the window coverings that we did not need them. Nothing more will be done until you yourself have seen and arranged for the necessary repairs. It is not possible to do anything anyway since the transfer of the house is not until the 1st of May, at which time you will be occupying it. I will add, that even in daily expenses, there will be nothing that you have not settled in advance, and we will make certain that you can see an orderly account book from week to week, or whenever you wish. In a word, from this point forward we will be decent people of the highest principle in all levels of society, able to base our happiness on yours as soon as we will have the honor and satisfaction of residing with your Excellency. The experience will confirm this in all the details without exception.
Let us get back to politics. I hope that what you learned of Gelder is not exaggerated. It is still too newly formed to be relied on for a resolution. The resolutions of Friesland and Holland are closer to maturity. Let us leave them to reach it in the open air without putting them in a greenhouse. We will have fruit at a better price.
Next Tuesday the States of Holland return here, and the following Thursday will be the remarkable day that ends the great domestic altercation. You can witness, sir, how it finishes if you come here.

[salute] My wife and daughter present their respects to your Excellency. I am, with those who are devoted to you forever, sir, your very humble and very obedient servant

[signed] Dumas
{ 295 }
P.S. The Duc de La Vauguyon’s secretary just alerted me that a letter from his Excellency to you was sent by today’s mail wagon departing for Amsterdam at 1 o’clock. If it is not brought to you this evening, look for it at the post office in Amsterdam.
RC (Adams Papers); endorsed by John Thaxter: “Mr. Dumas 5th. March 1782.”