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Browsing: Papers of John Adams, Volume 10


Docno: ADMS-06-10-02-0185-0002

Author: Luzac, Jean
Recipient: Adams, John
Date: 1780-11-14

Jean Luzac to John Adams: A Translation

[salute] Sir

I am very sorry that the publication of the pamphlet has been so long delayed, first by the refusal of the bookseller to whom I had sent it and on whom I had counted, and then by the continual delays of the printer. Now it is finally done, and I have the honor to send to you the two enclosed copies.1 I have requested a dozen free for your use2 and I will send another ten by the Barque Marchande. If you need more, please let me know.
Dare I ask you to pay my very humble respects to Mr. Searle and, if the opportunity presents itself, to Mr. Dumas, and at the same time to be { 343 } persuaded of all the sentiments with which I have the honor to be, sir, your excellency's most humble and most obedient servant.
[signed] J: Luzac
1. That is, Pensées sur la révolution de l'Amérique-Unie . . ., Amsterdam, 1780, of which there is a copy in JA's library at the Boston Public Library (Catalogue of JA's Library). See the Descriptive List of Illustrations, Titlepage of Pensées Sur La Révolution De L'Amérique-unie, Extraites De L'Ouvrage Anglois, Intitulé Mémoire, Addressé Aux Souverains De L'Europe, Sur L'état Présent Des Affaires De L'Ancien Et Du Nouveau-Monde, Amsterdam, 1780 341No. 4 (above).
2. These copies were inclosed with Luzac's letter of 16 Nov. (Adams Papers).

Docno: ADMS-06-10-02-0186-0001

Author: Cerisier, Antoine Marie
Recipient: Adams, John
Date: 1780-11-15

From Antoine Marie Cerisier

[salute] Monsieur

Comme vous connaissiez l'ardeur et la Sincérité de mes sentimens pour la cause de la liberté, jugez avec quelle reconnaissance j'ai reçu l'honneur de votre confiance par Votre lettre du 23 octobre. Je regrette Seulement de ne pouvoir consacrer toutes mes forces et tous mes talens à la défense de cette noble cause. Les occupations dont je suis a présent accablé, me laissent à peine un instant libre. Cela ne m'a cependant pas empêché de lire avec la plus exacte attention le narrative de Sir William Howe. Quoiqu'il S'y trouve beaucoup de longueurs et de particularités qui ne peuvent intéresser que les personnes qui ont part aux affaires, je vous assure, cependant, que je n'ai rien lu qui m'ait paru aussi important, aussi décisif sur un point essentiel, savoir l'impossibilité de reduire l'Amérique Quoique Ce ministere Anglois ait depuis six à [sept?] ans, trompé toutes les années l'attente de la nation Britannique sur cet objet; il ne laisse pas d'y avoir dans ce pays et dans plusieurs autres, quantité de personnes qui Croyent encore aveuglément a l'infaillibilité du Conclave de Londres. “Il est trop éclairé, disent-ils, pour poursuivre cette guerre. S'il n'avait pas des esperances solides et légitimes de triompher à la fin. La plus grande partie des Américains sont bien affectionnés pour l'Angleterre; et il n'est pas douteux qu'ils s'estimeront trop contens de pouvoir faire leur accomodement aux dépends de leur prétendue indépendance.” Les préjugés que la cour de Londres travaille sans relâche à perpétuelle sont trop enracinés, pour qu'on ne tache pas de les détruire. Je vois tous les jours des gens qui passent pour sensés, qui en sont infectés. J'ai donc cru que rien n'était plus propre à les détromper que le Compte rendu par Sir William Howe, [lui-?]même, c'est à dire par un Général qui [s'est?] trouvé à portée de voir les choses de [propres?] et d'en donner un tableau fidel. En conséquence j'ai déterminé un libraire de Rotterdam à en entreprendre la traduction que j'ai faite moi-même.1 Ainsi vous ne trouverez pas mauvais que j'aye retenu si longtems l'exemplaire que vous avez { 344 } eu la bonté de me faire passer. J'ai eu soin, comme vous verrez de faire mettre en italiques tous les passages qui peuvent servir à détruire les fausses opinions. Comme on a distr[ibué] l'ouvrage à deux imprimeurs pour qu'il [soit] fini plûtôt, je ne puis vous envoyer que la premiere feuille des lettres à un Gentilhomme. Je n'en ai encore point reçu du narrative: je ferai précéder le tout par un avertissement où je montrerai l'impossibilité de conquérir l'Amerique
1° par la difficulté des lieux
2° par les dispositions des Habitans.
Je crois qu'une pareille piece servira, très à propos, de préparatoire à une autre que je pro[pose] sur la confiance et le crédit que merite un peuple, dont l'indépendance est fondée sur une base aussi solide et les ressources sur les productions du pays le plus fertile et le plus étendu, qui ne peut qu'accroître en richesses et en industrie.
Vous voyez mon plan; je ne doute pas q[ue] vous ne m'aidiez de vos Secours.
Mr. Wild m'a dit que vous aviez accepté tous les livres qu'il vous avait envoyés. Il m'ajouta alors qu'il devait faire, dans peu, le voyage d'Amsterdam. Je ne sais pas encore s'il y est allé. Je n'ai pas même le tems d'aller demander s'il a quelque chose à vous faire dire.
Mon adresse est toujours chez Mr Mandrillon à Amsterdam ou dans le lang-nicus Straat à Utrecht.
J'ai l'honneur d'être avec dévoumen[t] et vénération Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur,
[signed] A. M. Cerisier
Si vous avez d'autres pamphlets propres au même objet et surtout la procedure du General Bourgoine que vous m'avez promis, j'espere que [vous] voudrez bien les communiquer: car on ne peut de les procurer à Utrec[ht.]
Vous me demandates à Amsterdam, si je connaissais une bonne maison d'Education pour Messieurs vos fils: Si vous aviez quelque envie de les envoyer à utrecht où l'air est excellent, je vous en indiquerai une où j'espere qu'ils seraient très bien.2
Cite web page as: Founding Families: Digital Editions of the Papers of the Winthrops and the Adamses, ed.C. James Taylor. Boston: Massachusetts Historical Society, 2014.
http://www.masshist.org/apde2/