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Browsing: Papers of John Adams, Volume 12


Docno: ADMS-06-12-02-0168-0001

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1782-02-25

From C. W. F. Dumas

[salute] Monsieur

L’honorée vôtre d’hier m’a rendu heureux en m’apprenant que vous approuvez ma conduite.
Je me suis transporté tout de suite chez Madame la Comtesse de Wickrad, qui m’a dit qu’il ne lui étoit pas possible de terminer plutôt ses affaires ici, et entr’autres le transport formel de la maison, avant le 1er. May prochain; que si cependant, contre les apparences pré• { 271 } sentes, elle pouvoit gagner quelque temps, elle m’en feroit avertir. Il faudra donc laisser les choses comme elles sont, à mon grand regret: car j’aimerois très-fort vous avoir ici dès aujourd’hui plutôt que demain. Je l’avois déjà sondée là-dessus avant de conclure vendredi, et elle avoit répondu par la Négative. Cela n’empechera pas que vous ne puissiez vuider votre maison à Amsterdam et embarquer touts vos effets, et les expédier pour ici le 1er. de May en un seul bateau; car dès le lendemain votre maison leur est ouverte, pour y être placés, et puis le 3e May rangés selon vos desirs1 car à la rigueur, la Comtesse ne peut être obligée à sortir de la maison avant le 3e. May, et de cette maniere il vous en coûtera moins.
La réponse que la Comtesse a donnée au Coureur2 quand il a demandé qui étoit l’acheteur, a été que la maison avoit été achetée pour le Congrès. Il n’y a pas de mal à cela. Cela doit avoir occasionné une plaisante sensation.
Après avoir demandé si ce que l’on m’avoit assuré étoit aussi certain que l’on me l’avoit dit, on m’a répondu que si la résolution n’étoit pas prise déjà, l’on étoit assuré qu’elle ne tarderoit pas.
Pour revenir à votre Hôtel, je suis extrêmement chagrin de la circonstance où nous nous trouvons, mon Epouse et moi, de devoir déménager aussi au 1er de May prochain. Par les mesures que nous avions prises pour cette année dès la fin de la passée, j’ai loué des chambres ici pour moi dès le commencement de ce mois, et ma femme et ma fille se préparent à partir le 1er. de May, et peut-être auparavant, pour notre Ferme en Gueldre, où elles passeront toute la bonne saison; et l’hyver ici ou ailleurs, selon que nos circonstances le rendront convenable. Il m’est donc bien facheux, Monsieur, de ne pouvoir vous offrir, outre mon assistance, sur laquelle vous pouvez compter, celle aussi de mon Epouse, très-supérieure à la mienne pour ce qui regarde les réparations de la maison, le placement et l’arrangement de vos meubles, l’emplete de celles que vous voudriez y ajouter, le nettoyage, &c. &c. avec les précautions, le soin et l’oeconomie, que les Dames entendent généralement mieux que nous autres hommes. Elle partage vivement avec moi la mortification que ce contre-temps nous cause; et nous voudrions de tout notre coeur y remédier, s’il étoit possible. Si j’avois prevu ce qui vient d’arriver, j’aurois pu retenir la maison que j’occupe encore, une année de plus. Mais il n’en est plus temps. Cette maison est louée à un autre locataire, et nous devrons en sortir comme j’ai dit.
Il y a un homme ici, qui ayant appris que vous avez acheté l’hôtel, est venu m’offrir une tenture de chambre, rideaux, &c. assortis. Je { 272 } l’irai voir, dès qu’une indisposition qui m’a pris hier et aujourd’hui, sera passée. Je prierai ensuite mon Epouse de voir aussi Si elle est aussi belle et aussi bon marché que cet homme le dit, et Si elle conviendra pour la couleur et la mesure à celles de vos meilleurs appartemens qui pourra en avoir besoin, après quoi je pourrai vous en parler ou écrire plus amplement.
On m’a présenté aussi un beau fourneau de fer fondu, qui avoit servi un seul hiver dans le Vestibule des Domestiques d’un Envoyé mort ici. Il est tout neuf encore. Je sais qu’il a été acheté pour 7 Ducats. Je puis l’avoir pour 28 à 30 florins, parce que la personne qui me l’a dit l’auroit pris pour elle-même, s’il n’étoit pas un peu trop grand pour son appartement. Mais il faut se déterminer d’abord sur cet article. Si vous le voulez, Monsieur, je l’acheterai pour vous. Il ne ferme point en bas; et l’on a l’agrément d’y voir brûler le feu comme à la grille d’une Cheminée.
Après avoir lu à Mon Epouse ce qui la regarde dans cette Lettre, elle m’a dit qu’elle mettra elle-même par écrit ses conseils pour votre déménagement, et surtout pour le nettoyage de votre hôtel ici, avant l’arrangement de vos meubles. Je vous enverrai son Ecrit dès que je l’aurai.3
Je ne Sai Si je vous ai parlé, Monsieur, de la réflexion qu’on fait généralement ici, qu’il n’y avoit que la France et l’Espe, qu’eussent des hôtels ici en propre, et que l’Amérique s’est montée sur leur ton.
Certaines paroles échappées, et que j’ai entendues par hazard, me font juger que bientôt nous serons délivrés ici de certain espionage. Mes complimens à Mrs. Barclai et Thaxter. Je suis avec un grand respect, Monsieur, Votre très-humble & très-obéissant serviteur
[signed] Dumas

Docno: ADMS-06-12-02-0168-0002

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1782-02-25

C. W. F. Dumas to John Adams: A Translation

[salute] Sir

I was happy to be informed, by your honored letter of yesterday, of your approval of my conduct.
I went immediately to see the countess of Wickrad, who told me that she could not finish her business here, among other things the transfer of the house, sooner than May 1st. If she is able to gain some time, contrary to present expectations, she will alert me to it. To my regret, things must stay the same then, since I would very much like to have you here today rather than tomorrow. I had already inquired about it before finishing Friday, but she said no. This does not mean that you cannot empty your house in Amsterdam, and load all of your effects and send them on one { 273 } boat to arrive on May 1st. The next day your house will be open for them to be placed there, and then on the 3rd of May, to be arranged according to your wishes.1 Then, if need be, the countess will not have to leave the house before May 3rd and therefore it will cost you less money.
When the courier2 asked the Countess about the buyer, her reply was that the house was bought for Congress. There is nothing bad about that. This must have caused a pleasant sensation.
After having asked if what had been assured me was as certain as what I had been told, the answer was that if the resolution were not already passed, it would be soon.
Back to the house business, I am extremely distressed at the situation that my wife and I find ourselves in, that is, that we must also move before next May 1st. Because of steps taken for this year at the end of last year, I rented rooms for me here beginning this month, and my wife and daughter are preparing to leave on May 1st, or perhaps sooner, for our farm in Gelder. They will pass the summer there and the winter here or elsewhere depending on our circumstances. It is regrettable, sir, that I cannot offer you my wife’s assistance, in addition to my own, on which you can rely. Her assistance is superior to mine regarding home repairs, furniture arrangement, new purchases, cleaning, etc., because of the precautions, care, and economy that women generally understand better than men do. She deeply shares with me the mortification of this contretemps, and we would, with all our hearts, remedy it if we could. If I had anticipated what was going to happen, I would have been able to retain the house for another year. But there is no more time. This house is rented to another tenant and we must leave as I said.
There is a man here, who, after learning who bought the house, offered me an assortment of wall coverings and curtains. I will go to see them as soon as I recover from a small upset. I will then ask my wife to go see them also to check if they are as beautiful and well priced as this man says. If she thinks the color and size would be suitable for your best rooms, I will talk to you or write to you about them in more detail.
Also I was offered a nice cast iron stove that was used for only one winter in the servants’ vestibule of an envoy here who passed away. It is still completely new. I know it was bought for 7 ducats. I could have it for 28 or 30 florins because the person who told me about it wanted it for himself, but it was too big for his apartment. But first it must be decided upon. If you want it, sir, I will buy it for you. It does not close at the bottom and one has the pleasure of watching it like a fire in a hearth.
After reading to my wife what I wrote about her in this letter, she told me that she will write to you herself regarding your move, and especially regarding the cleaning of your house here before your furniture arrives. I will send her letter as soon as I have it.3
I do not know if I told you, sir, of the remark generally being made here. It is being said that it has been France and Spain who have had residences here exclusively, and now America has equaled them in stature.
{ 274 }
By chance, I heard talk that we will soon be spared from certain espionage here. My compliments to Mr. Barclay and Mr. Thaxter. I am with great respect, sir, your very humble and very obedient Servant
[signed] Dumas
RC (Adams Papers); endorsed: “Mr Dumas 25. Feb. ansd 2 March 1781.”
1. The passage from this point through “le 3e. May” was written in the left margin and marked for insertion at this point.
2. The courier from the Duke of Brunswick; see Dumas’ letter of 23 Feb., above.
3. Not found.
Cite web page as: Founding Families: Digital Editions of the Papers of the Winthrops and the Adamses, ed.C. James Taylor. Boston: Massachusetts Historical Society, 2014.
http://www.masshist.org/apde2/