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Browsing: Papers of John Adams, Volume 12


Docno: ADMS-06-12-02-0180

Author: Adams, John
Recipient: Bergsma, Mr.
Date: 1782-03-05

To Mr. Bergsma

[salute] Sir

I have Received from the Hand of Mr Menkema, the Resolution of the States of Friesland of the 26. of February.1
I beg you would accept of my best Thanks for the Honour you have done me, in communicating to me, So early this important Measure—a Resolution which does Honour to that Spirit of Liberty, which distinguishes your Province; and is so apparently equitable, that the Example cannot fail to be followed by all the other Provinces.
The Situation of this Republick is Such, that it cannot rationally expect Peace, upon any Terms, consistent with her Honour and essential Interests, untill there is a general Peace. Great Britain will never agree to a Peace with this nation but from Motives, that will equally Stimulate her to make Peace with America. She will never make Peace with either while she entertains a hope of any Advantage in continuing the War. And there is every Reason to believe, that nothing would contribute more, to extinguish Such hopes, than a decided Acknowledgment of American Sovereignty by this Republick.
Such an acknowledgment too, will probably have a great Influence with Spain, and with all the Powers which are Parties to the armed Neutrality.
{ 291 }
In Short there is no Event, which would have a Stronger Tendency to accellerate a general Peace, So much wished for by Mankind.
The true System of this Republick is to be neutral, as much as possible, in the Wars of Europe. This will also be the true System of America: and an intimate Friendship between the two Republicks, will enable each to assist the other, in maintaining their Neutrality.
The Province of Friesland will have the Honour with Posterity, of having first penetrated into the true Plan of Policy for the Republick, and she is indebted to no man more for this advantage than to you.

[salute] I have the Honour to congratulate you and the Province, upon the occasion, and to subscribe myself, with very great Respect, & Esteem, sir &c

Docno: ADMS-06-12-02-0181-0001

Author: Dumas, Charles William Frederic
Recipient: Adams, John
Date: 1782-03-05

From C. W. F. Dumas

[salute] Monsieur

Quoique j’aie loué des Chambres ici pour moi, et que mon Epouse et ma fille ayent pris des mesures pour passer l’Eté à la Campagne et l’hiver à Gertrudemberg, cela ne nous empêchera point d’entrer de tout notre coeur dans le projet que vous proposez; et nous nous promettons d’en rendre l’exécution aussi agréable et avantageuse pour V. Exc quelle le sera pour nous. J’en serai quitte pour payer une année de mes chambres, et quelque dédommagement à ceux qui avoient pris des mesures pour loger ma famille cet hiver, et ma femme, pour reculer et abréger son voyage à la Campagne. Revêtue chez vous de l’autorité qu’y auroit Madame Adams sur les Domestiques, elle saura très-bien tenir toute la maison en ordre, et faire ensorte qu’une juste oeconomie vous fasse autant et plus d’honneur que la dissipation, qui n’est que trop ordinaire dans d’autres maisons.
Quant aux appartemens, je suis sûr qu’il y en aura assez et de reste pour nous tous dans l’Hotel, indépendamment de ceux que vous réserverez pour votre usage, et pour recevoir du monde.
Comme nous nous sommes réduits depuis plusieurs années à une seule Servante pour tout Domestique dans notre Ménage, notre ac• { 292 } cession, Monsieur, au vôtre n’augmentera le nombre des vôtres tout au plus que de cette fille. Je dis tout au plus: car, après que tout sera réglé dans la maison nous pensons que le nombre auquel vous vous êtes borné à Amsterdam, pourra suffire.
Au reste cet arrangement là, et celui des Chambres, pourra beaucoup mieux se faire de bouche, que par Lettres. Nous espérons donc que vous pourrez, le plutôt le mieux, venir faire un tour ici. Vous verrez alors la maison avec mon Epouse, et quand elle saura vos intentions et votre goût, tout s’arrangera en conséquence. Votre présence d’ailleurs est desirée par l’Ambassadeur, qui a reçu votre derniere Lettre, et qui ne pourra répondre en détail que de bouche. Ainsi la réponse qu’il vous fera par Lettre ne sera qu’en termes généraux. Je vous dirai en attendant, que depuis votre dernier voyage ici les choses ont changé de face, par la démarche réelle que L. H. P. ont faite le 22 du mois passé, en communiquant formellement Les vôtres de May et Janvier dernier aux Etats d’Hollande, qui les ont prises ad referendum comme j’ai eu l’honneur de vous le marquer. Ainsi les Etats-Généraux ne sont plus en faute; et quand nous présenterions vingt Mémoires présentement, ils allegueroient toujours, qu’ils n’ont pas encore les Instructions de leurs Commettants pour les recevoir. Il convient donc de tenir vis-à-vis d’eux la même conduite que tient l’Ambr. de la part de sa Cour, et de voir le tour que prendront les choses en Frise, et en Hollande, puisque votre admission est sur le tapis dans cette derniere, et, selon toute apparence, actuellement résolue dans la premiere. En attendant, rien n’empêche que vous ne veniez soutenir ici le caractere annoncé, jusqu’à-ce qu’on ose dire non: ce qui n’arrivera pas.
Rien ne sera acheté pour l’hôtel, que vous ne l’ayez vu et approuvé. J’ai pris le fourneau: et j’ai dit à l’homme de la Tenture, qu’on n’en a pas besoin. Il ne sera pas touché non plus à rien, jusqu’à-ce que vous ayiez vu et ordonné vous-même les réparations que vous jugerez nécessaires. Il n’est pas possible même d’y rien toucher, puisque le transport ne peut se faire qu’au 1er. May: et alors vous viendrez vous-même l’occuper. J’ajouterai, que dans la dépense journaliere même il ne se fera rien que vous n’ayiez réglé d’avance, et que nous ferons ensorte que vous puissiez voir de semaine en semaine ou toutes les fois que vous le souhaiterez, les comptes en regle dans un Livre. En un mot, nous partirons en honnêtes gens du 1er principe de toute société grande ou petite, de fonder notre bonheur sur le vôtre, tant que nous aurons l’honneur { 293 } et la satisfaction de demeurer et vivre avec Votre Exce. Recevez-en, Monsieur, ma parole, et celle de mon Epouse. L’expérience la ratifiera dans tous les détails sans exception.
Revenons au politique. Je souhaitte que ce que l’on vous a appris de la Gueldre ne soit point exagéré: elle est encore trop peu à elle-même, pour compter absolument sur ce qu’elle pourra résoudre. Les résolutions de la Frise, et de la Hollande sont plus près de la maturité. Laissons-les y parvenir au grand air, sans les mettre en Serre. Nous en aurons le fruit à meilleur marché.
Mardi prochain les Etats d’Hollande reviennent ici; et le Jeudi suivant 7e sera le jour remarquable où se terminera la grande altercation domestique. Vous pourrez être témoin, Monsieur, de la maniere dont cela finira, si vous venez ici.

[salute] Mon Epouse et ma fille présentent leurs respects à V. Exce. Je suis avec celui qui vous est voué pour toujours Monsieur Votre très-humble & très-obéissant serviteur

[signed] Dumas
P.S. Le Secretaire de M. le Duc de la Vauguyon vient de m’avertir, qu’il a mis au chariot de Poste parti d’ici pour Amsterdam aujourd’hui à 1 heure, une Lettre de son Excellence pour Vous; si on ne vous l’a portée ce soir, il faudra la faire chercher et réclamer au Bureau du Chariot de Poste à Amsterdam.
Cite web page as: Founding Families: Digital Editions of the Papers of the Winthrops and the Adamses, ed.C. James Taylor. Boston: Massachusetts Historical Society, 2014.
http://www.masshist.org/apde2/